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	<title>Site officiel de Jalila Hadjji</title>
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	<description>Jalila Hadjji, entre Orient et Occident…</description>
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		<title>la force d&#8217;un passé&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 17:24:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jalila</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[fort]]></category>
		<category><![CDATA[passé]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais comment l&#8217;étouffer ou le faire disparaître&#8230;il me suit&#8230;une force inouïe&#8230; Et  derrière le rideau d&#8217;un présent triste et nocturne&#8230;la lumière me rapelle ces merveilleuses nuits&#8230; Verrouiller les portes et  s&#8217;éloigner&#8230;des pas lourds&#8230;à peine franchi&#8230;un appel fort&#8230; Inimitable page écrite à la lumière d&#8217;une bougie&#8230;d&#8217;une lampe magique d&#8217;Aladin, émerveillée&#8230; Sursaut, réveil, retour, hésitation&#8230;hier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J</strong>e ne sais comment l&#8217;étouffer ou le faire disparaître&#8230;il me suit&#8230;une force inouïe&#8230;</p>
<p><strong>E</strong>t  derrière le rideau d&#8217;un présent triste et nocturne&#8230;la lumière me rapelle ces merveilleuses nuits&#8230;</p>
<p><strong>V</strong>errouiller les portes et  s&#8217;éloigner&#8230;des pas lourds&#8230;à peine franchi&#8230;un appel fort&#8230;</p>
<p><strong>I</strong>nimitable page écrite à la lumière d&#8217;une bougie&#8230;d&#8217;une lampe magique d&#8217;Aladin, émerveillée&#8230;</p>
<p><strong>S</strong>ursaut, réveil, retour, hésitation&#8230;hier même tu traversais les océans et tu fouillais les bateaux, les ports&#8230;</p>
<p><strong>D</strong>e ce matin tu as gardé le goût du café&#8230;un mélange de saveurs exquises qui effleurent encore mes narines éveillées&#8230;</p>
<p><strong>A</strong>nimée par ces rires fous emportés par le vent, la tempête et ces notes de musique</p>
<p><strong>N</strong>uages épars&#8230;pluie torrentielle, et ces longues heures&#8230;cris humides, panique</p>
<p><strong>S</strong>ous le ciel gris ces soupirs rongent l&#8217;atmosphère morne d&#8217;un présent sans histoire&#8230;</p>
<p><strong>L</strong>e passé retrouvé&#8230;le temps des rossignols et des fleurs dansantes&#8230;n&#8217;est pas perdu</p>
<p><strong>E</strong>t ce soleil heureux ces instants cueillis pendant des joyeuses matinées après un soir</p>
<p><strong>P</strong>uissants moments&#8230;qui a volé ce rêve&#8230;qui a réglé les montres et cette machine cruelle</p>
<p><strong>A</strong>ttendrie par les rayons de la lune et emportée par ton vent ma tête sur tes épaules</p>
<p><strong>S</strong>ur ton voile libre à la quête de mon heureuse étoile atterissage obligé abandonnée sur une plage</p>
<p><strong>S</strong>ans toi&#8230;la vie une simple ironie d&#8217;un destin cruel&#8230;et je ne peux écrire mon livre et tourner ta page</p>
<p><strong>E</strong>blouie par cette sordide lumière d&#8217;un présent sans odeur&#8230; impuissante&#8230; ma vie s&#8217;est arrêtée à ce passé&#8230;</p>
<p>Jalila Hadjji&#8230;le 06/05/2012</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>l&#8217;amour heureux n&#8217;existe pas&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 22:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jalila</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[aimer]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[saint-valentin]]></category>

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		<description><![CDATA[Aimer et être aimé, un jour j&#8217;y ai cru et j&#8217;ai commencé de bâtir de trés beaux châteaux de sable d&#8217;or&#8230; Mais petit à petit, la tempête a soufflé fort et à réduit en poussière mes rêves d&#8217;enfance&#8230;mes plus beaux rêves&#8230; On ne retient de chaque expérience que d&#8217;épines et des larmes&#8230;on tourne la page [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A</strong>imer et être aimé, un jour j&#8217;y ai cru et j&#8217;ai commencé de bâtir de trés beaux châteaux de sable d&#8217;or&#8230;</p>
<p><strong>M</strong>ais petit à petit, la tempête a soufflé fort et à réduit en poussière mes rêves d&#8217;enfance&#8230;mes plus beaux rêves&#8230;</p>
<p><strong>O</strong>n ne retient de chaque expérience que d&#8217;épines et des larmes&#8230;on tourne la page et on ouvre une autre&#8230;</p>
<p><strong>U</strong>ne fois de loin, il apparaît sous les traits d&#8217;un fier égoïste qui ne voit que ses propres reflets et sa propre image narcissique</p>
<p><strong>R</strong>etour dans un passé proche et on le voyait déjà sous les mêmes traits, mais encore plus cruel que la réalité&#8230;</p>
<p><strong>S</strong>ous un rocher, dominait la colère et des torrents célestes éclatent pour donner à la tempête son envol ultime&#8230;</p>
<p><strong>A</strong>imer, défier le temps qui se dresse comme une folle horloge qui tourne à pas d&#8217;un moulin lors d&#8217;une saison irritée</p>
<p><strong>I</strong>nsouciance apparente, on décide de ne jamais regarder l&#8217;heure et on continue  l&#8217;évasion à travers les pages de ce livre qui refuse toute clôture</p>
<p><strong>N</strong>ous résistons aux saisons hivernales rudes et l&#8217;automne reprend la relève, lent et long&#8230;nocturne et lourd&#8230;il nous somnole&#8230;</p>
<p><strong>T</strong>ente sa chance et tient sa revanche, ses nuages envahissent les coeurs et troublent notre sommeil&#8230;des feuilles jaunes partout&#8230;</p>
<p><strong>V</strong>ie et mort s&#8217;entremêlent&#8230;mélange de couleur d&#8217;un peintre triste qui dessine les premiers symptômes d&#8217;un ciel malade&#8230;</p>
<p><strong>A</strong> qui le tour cette fois&#8230;à un abandonné de guerre qui porte les premiers signes d&#8217;une longue détresse humaine&#8230;un héritier du dernier siècle</p>
<p><strong>L</strong>as et terne comme une feuille d&#8217;automne abandonnée&#8230;il s&#8217;arrache, il s&#8217;accroche et il me livre le premier ridicule du coeur humain&#8230;</p>
<p><strong>E</strong>t si l&#8217;homme n&#8217;était qu&#8217;un animal qui se prête à cette comédie du coeur qui n&#8217;existe que pour répondre aux ordres de l&#8217;esprit, majestueux&#8230;</p>
<p><strong>N</strong>otre destin ne serait qu&#8217;un simple  jeu de hasard entre un être fier et cruel qui ne veut se démasquer par la naîveté de son coeur et,</p>
<p><strong>T</strong>out un autre qui accepte la machine sentimentale infernale qui le transforme en un esclave, soumis et souffrant, secoué par les quatre vents,</p>
<p><strong>I</strong>ntitulé de cette histoire&#8230;un jour comme les autres qui se transforme en une mascarade commerciale qui s&#8217;assume et affiche sous le signe du coeur des êtres pitoyables qui s&#8217;embrassent en pleine rue&#8230;</p>
<p><strong>N</strong>otre coeur est innocent de toute tâche ridicule qui vend des pains d&#8217;amour à des affamés sous le signe de Saint-Valentin&#8230;</p>
<p><strong>l&#8217;amour heureux n&#8217;a pas d&#8217;histoire&#8230;l&#8217;amour est toujours malheureux&#8230;une note d&#8217;espoir pour les amoureux ratés&#8230;</strong></p>
<p><strong>jalila&#8230;le 14/02/2012</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jebran Khalil, l&#8217;étrange&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 21:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jalila</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[jebran]]></category>
		<category><![CDATA[jebran khalil]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis un étranger dans ce monde et il y a, dans mon exil, une sévère solitude et un pénible isolement. Je suis seul, mais dans cette solitude, je contemple un pays inconnu et enchanteur, et cette méditation emplit mes rêves des fantômes d&#8217;un grand et lointain pays que mes yeux n&#8217;ont jamais vu. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un étranger dans ce monde et il y a, dans mon exil, une sévère solitude et un pénible isolement. Je suis seul, mais dans cette solitude, je contemple un pays inconnu et enchanteur, et cette méditation emplit mes rêves des fantômes d&#8217;un grand et lointain pays que mes yeux n&#8217;ont jamais vu.<br />
Je suis un étranger au milieu de mon peuple, et je n&#8217;ai pas d&#8217;amis. Lorsque je vois quelqu&#8217;un , je me dis en moi-même : « Qui est-ce, comment l&#8217;ai-je connu, pourquoi est-il ici, et quelle loi m&#8217;unit à lui ? »<br />
Je suis un étranger envers moi-même, et lorsque j&#8217;entends parler ma langue, mes oreilles s&#8217;étonnent de ma voix. Je vois mon moi intérieur sourire, pleurer, braver et craindre. Et mon existence s&#8217;étonne de ma substance tandis que mon âme interroge mon coeur. Mais je demeure inconnu, enfoui dans un effrayant silence.<br />
Mes pensées sont des étrangers pour mon corps et lorsque je me tiens devant un miroir, je vois sur mon visage quelque chose que mon âme ne voit pas et je trouve dans mes yeux ce que mon moi intérieur n&#8217;y a pas découvert.<br />
Lorsque je me promène, le regard vide, dans les rues de la bruyante cité, les enfants me suivent en criant: voici un aveugle. Donnons-lui une canne pour qu&#8217;il cherche son chemin à tâton. « Lorsque je les fuis, je trouve un groupe de jeunes filles, et elles s&#8217;accrochent à mes vêtements en disant:« Il est sourd comme un roc. Emplissons ses oreilles de la musique de l&#8217;Amour. « Et lorsque je m&#8217;écarte d&#8217;elles, une foule de gens âgés me montrent du doigt tremblant en disant: « C&#8217;est un fou qui a perdu l&#8217;esprit dans le monde des génies et des goules. »<br />
Je suis un étranger dans ce monde. J&#8217;ai parcouru l&#8217;Univers d&#8217;un bout à l&#8217;autre, mais je n&#8217;ai pu trouver un endroit où reposer ma tête. Et je n&#8217;ai connu aucun des humains que j&#8217;ai rencontrés, ni un individu qui ait voulu prêter l&#8217;oreille à mon âme.<br />
Lorsque j&#8217;ouvre à l&#8217;aurore mes yeux qui n&#8217;ont pas connu le sommeil, je me trouve emprisonné dans une sombre grotte au plafond de laquelle pendent des insectes et sur le sol de laquelle rampent des vipères.<br />
Lorsque je sors pour trouver la lumière, l&#8217;ombre de mon corps me suit, mais l&#8217;ombre de mon esprit me précède et me ramène vers un endroit inconnu à la recherche de choses qui dépassent mon entendement, et elle s&#8217;empare d&#8217;objets qui n&#8217;ont pour moi aucune signification.<br />
Le soir, je rentre et je me couche sur mon lit fait de tendres plumes bordé d&#8217;épines, je contemple en moi de troublants et heureux désirs et je ressens de pénibles et joyeuses espérances.<br />
À minuit, les fantômes des temps révolus et les esprits des civilasations perdues s&#8217;insinuent dans les failles de la grotte pour venir me parler&#8230; Je les regarde et ils me regardent. Je leur parle et ils me répondent en souriant. Alors, je tente de les saisir, mais ils me glissent entre les doigts et s&#8217;évanouissent comme le brouillard qui s&#8217;étend sur le lac.<br />
Je suis un étranger dans ce monde, et il n&#8217;est personne dans l&#8217;Univers qui comprenne le langage que je parle.Le dessin de bizarres souvenances se forment soudainement dans mon esprit et mes yeux font apparaître d&#8217;étranges images et de tristes fantômes. Je me promène dans les prairies désertes, j&#8217;observe les ruisseaux à la course rapide qui remontent de la vallée vers le sommet de la montagne. J&#8217;observe les arbres dénudés qui fleurissent et qui portent leurs fruits et qui perdent leur feuilles en un instant. Puis je vois tomber les branches qui se transforment en serpents mouchetés.<br />
Je vois les oiseaux qui flânent là-haut en chantant ou en poussant des cris plaintifs. Puis ils s&#8217;arrêtent, ouvrent leurs ailes et se transforment en jeunes filles dévêtues à la longue chevelure. Elles me regardent de leurs yeux fardés et fous, et elles me sourient de leurs lèvres pleines, barbouillées de miel, et elles tendent vers moi leurs mains parfumées. Puis elles montent et disparaissent à ma vue comme des fantômes, laissant au firmament l&#8217;écho sonore de leurs railleries et de leurs rires moqueurs.<br />
Je suis un étranger dans ce monde&#8230; Je suis un poète qui versifie la prose de la vie, et qui compose en prose ce que la vie versifie.<br />
Pour cette raison, je suis un étranger, et je resterai un étranger jusqu&#8217;au moment où les ailes blanches et fraternelles de la mort me ramèneront chez moi dans mon beau pays. Là, où habitent la lumière, la paix et la compréhension, j&#8217;attendrai les autres étrangers qui seront sauvés de ce monde mesquin et sombre par le piège amical du temps.<br />
<strong><em>jebran khalil jebran</em></strong></p>
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		<title>sana, la palestinienne&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 18:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[palestine; palestine]]></category>

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		<description><![CDATA[Sana, une histoire de Palestine Arrêtée à l’âge des fleurs Nature très enfantine Age de guerre, malheur Les yeux bandés A-t-elle crié! Prisonnière de haine à l’âge de quinze ans A-t-elle subi toutes les humiliations La jeune fille volée et violée Et son navire a bien coulé Sana, l’innocente condamnée à vie Tout s’écroule, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sana, une histoire de Palestine<br />
Arrêtée à l’âge des fleurs<br />
Nature très enfantine<br />
Age de guerre, malheur</p>
<p>Les yeux bandés<br />
A-t-elle crié!<br />
Prisonnière de haine à l’âge de quinze ans<br />
A-t-elle subi toutes les humiliations<br />
La jeune fille volée et violée<br />
Et son navire a bien coulé<br />
Sana, l’innocente condamnée à vie<br />
Tout s’écroule, tout est fini<br />
Intrigue d’un peuple qui endure<br />
Naissance unique, mais aucune cure<br />
Indigne existence sans liberté<br />
Et après quarante ans<br />
Notre femme trouve sa fierté<br />
Notre femme a tout perdu<br />
Et sa colère et un esprit tordu</p>
<p>Vivante ou morte, véritable question !</p>
<p>silence des déserts&#8230;</p>
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		<title>femme&#8230;poème</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 18:53:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Femme, de naissance femme et tu demeures femme Et ton courage remarquable tisse une véritable trame Mère, épouse, fille, femme, toujours présente Ma reconnaissance, la tienne, la sienne, sont bien récentes Et ton histoire ancienne a fait couler de l’encre, des soupirs La cause est noble, sécher des larmes ou cesser de souffrir Insaisissable destin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Femme, de naissance femme et tu demeures femme<br />
Et ton courage remarquable tisse une véritable trame<br />
Mère, épouse, fille, femme, toujours présente<br />
Ma reconnaissance, la tienne, la sienne, sont bien récentes<br />
Et ton histoire ancienne a fait couler de l’encre, des soupirs<br />
La cause est noble, sécher des larmes ou cesser de souffrir<br />
Insaisissable destin d’un être naturellement égal<br />
Berceau de ces hommes, sacrifice idéal<br />
Reine des temps, la femme est là<br />
Et sa renaissance, un être qui se bat.</p>
<p>Fidèle aux principes, liberté, égalité<br />
Et l’avenir de l’homme, une réalité<br />
Métamorphose d’une situation, on y croit<br />
Malgré l’hostilité des autres, elle, de bonne foi<br />
Et un jour, le soleil se lève tôt<br />
Et demain dès l’aube…<br />
Guitare, les notes s’enchaînent<br />
A la vie, à l’égalité, à la liberté<br />
Le destin des femmes sans peine<br />
Et le rêve de certaines, une fatalité.<br />
jalila Hadjji, Silence des déserts.</p>
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		</item>
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		<title>Extrait du &#171;&#160;barrage de mon père&#160;&#187;, éditions le Manuscrit 2008</title>
		<link>http://jalilahadjji.com/philosophie/extrait-du-barrage-de-mon-pere-editions-le-manuscrit-2008/</link>
		<comments>http://jalilahadjji.com/philosophie/extrait-du-barrage-de-mon-pere-editions-le-manuscrit-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 20:36:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Devant le petit trou qu’il vient de creuser sur cette terre, la sienne, il commence à songer aux étapes qui vont faire jaillir l’eau lointaine et profonde. Malgré les fortes pluies, la terre semble sèche, difficile et inacces-sible…elle est dure comme la vie et épuisante comme une femme… Mais la volonté d’Hercule est toujours plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Devant le petit trou qu’il vient de creuser sur cette terre, la sienne, il commence à songer aux étapes qui vont faire jaillir l’eau lointaine et profonde. Malgré les fortes pluies, la terre semble sèche, difficile et inacces-sible…elle est dure comme la vie et épuisante comme une femme…<br />
Mais la volonté d’Hercule est toujours plus forte que tous les obstacles. Il est debout face à ce petit trou, grand et beau comme il l’a jamais été, aucune goutte de sueur n’apparaît sur son visage, mais une lumière étincelante brille dans ses yeux, celle de la victoire, de la gloire, celle d’un Homme…</p>
<p>Hercule, seul, dans un monologue :<br />
Pourquoi le temps est il aussi lent quand il s’agit de réaliser un projet et il est aussi court quand le projet est réalisé et il ne reste qu’à se réjouir de sa propre réussite…<br />
On dirait que le temps n’est jamais content de nos suc-cès et il ne se réjouit que de nos galères…si par exemple un jour, mon rêve sera une réalité, ce jour là, je n’aurai même pas le temps d’exprimer ma joie.<br />
La voix : justement, ce sera juste ce moment là, ce sera votre retraite…ce jour là, commencera votre bonheur, mais…<br />
Hercule : (rire), on dirait qu’il y a une voix qui se moque de moi en ce moment&#8230;<br />
La voix : c’est votre destin qui vous rappelle la vérité…<br />
Hercule : la vérité est que je suis fort et je demeure fort, je suis la vie, je suis l’Homme !<br />
La voix : (un rire assourdissant et troublant)<br />
Hahahaahahahahaa…<br />
Hercule : qui me guette, j’entends des voix et des rires …et puis comme en parlant à lui-même :</p>
<p> Mais il n’ya aucune voix, j’imagine des voix, c’est la fatigue, c’est la paresse qui essaie de m’enchanter…<br />
La voix : la vie est une vraie enchanteresse, elle nous aveugle sur notre destin qui est la m…</p>
<p>Hercule : maudit ce « m », si c’est celui de la mort !<br />
La voix : maudites sont les âmes qui refusent leur des-tin et qui s’attachent à une vraie illusion, à des chi-mères !<br />
Hercule : les destins sont les vraies chimères, rien n’est destiné, dans cette vie, tout dépend de notre volonté, nous les hommes…<br />
La voix : et les dieux…<br />
Hercule : il n’ya qu’un seul et c’est lui qui a semé la volonté et la force en l’homme qui est fait à sa propre sacrée image.<br />
La voix : vous êtes des mortels ! Vous ne serez même pas de simples reflets des dieux, eux, ils sont forts, ils sont éternels !<br />
Hercule : forts pour la vie et éternels dans la mémoire de nos proches ! Et même après la mort, rien ne se perd, tout se transforme.<br />
La voix : imparfaits, vous restez sur terre et mortels, vous finissez poussière, une poussière écrasée par les vents et emportée par les pluies…réveillez-vous, vous êtes des hommes !</p>
<p>Scène3</p>
<p>Hercule :<br />
Les spectres d’une longue absence défilent dans ma mémoire et essaient de me rappeler une vérité atroce, son image, avec son voile noir qui descend jusqu’aux pieds…<br />
Pourquoi est-elle présente dans mon quotidien, elle s’impose avec tout son poids majestueux. De-puis cette voix, je n’arrive pas à respirer qu’en songeant à son image, une image qui  me devient habituelle comme un temple romain qui est resté planté malgré toutes les guerres de l’histoire !<br />
Je suis inquiet et c’est seulement elle qui en est responsable.<br />
Je suis malheureux et elle en est l’origine.<br />
J’ai peur et sa présence m’angoisse.<br />
Je souffre silencieusement et elle continue à m’épuiser.</p>
<p>Elle m’étrangle vivant et je ne peux pas réagir.<br />
J’avoue ma faiblesse et je renonce à mon statut d’homme ou je poursuis ma lutte et ce serait plutôt une fuite instantanée de la vie et de mon propre statut.</p>
<p>Je suis fatigué, je suis épuisé, je suis vraiment malade. Et ce n’est pas la vie qui m’a déserté, ni même la volonté qui ne m’a jamais manqué.<br />
C’est sa silhouette embarrassante qui me do-mine de plus en plus, c’est son odeur oppressante et fade qui bloque mes narines.<br />
Je la fuis de ma tête et elle me suit partout, comme mon ombre…<br />
Une voix d’un destin aveugle et fatal, c’est elle, c’est elle…</p>
<p><em>Le Barrage de Mon Père</em>, Jalila Hadjji, éditions Le Manuscrit 2008.</p>
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		<title>Ghada Karbala&#8230;toute femme&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Aug 2011 11:35:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Ghada Karbala]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Gada Karbala   Une femme  irakienne, elle a vécu les deux dernières guerres de Golf, elle a assisté à la chute de son propre pays. Aujourd’hui, en me confiant quelques secrets, elle tremble toujours sous le bruit assourdissant des bombardements. Sa force m’a clouée bizarrement. Elle a perdu cinq enfants et leur père pendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Gada Karbala</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>Une femme  irakienne, elle a vécu les deux dernières guerres de Golf, elle a assisté à la chute de son propre pays.</p>
<p>Aujourd’hui, en me confiant quelques secrets, elle tremble toujours sous le bruit assourdissant des bombardements. Sa force m’a clouée bizarrement. Elle a perdu cinq enfants et leur père pendant la nuit de la chute de Bagdad et ses larmes qui glissent sans cesse ne font que renforcer sa force inouïe.</p>
<p>Elle me décrit ces scènes atroces avec amertume. Elle raconte que cette nuit là, elle se cachait au début des attaques dans une antichambre située dans la capitale et elle observait les soldats étrangers se glisser dans un musée pour voler tous les objets d’art tandis que d’autres contrôlaient la rue en tirant sur tous les gens qui passent. Son choc se lit encore sur son visage et elle exprime son indignation contre ce vol culturel et ce massacre terrible qui se déroulaient sous son regard.</p>
<p>Je profite de l’occasion pour lui demander ce qui s’est passé réellement cette nuit puisque son mari faisait partie de l’armée irakienne, pourrait-elle peut- être éclairer ma lanterne.</p>
<p>Elle se souvient des derniers mots graves de son mari en l’accompagnant avec ses enfants pour les laisser dans un endroit loin de la capitale. Il lui avait confié que les forces de l’armée de coalition avaient utilisé un produit chimique afin de dégénérer les corps des soldats sans qu’ils ne puissent aucune défense.</p>
<p>Tout à coup ses larmes douces se transforment en cris stridents et amers en pensant à ses enfants qu’elle envoyait à la recherche de leur père, vainement et sans retour.</p>
<p>Je garde une image sublime de cette femme, qui, malgré sa tragédie, soulevait ses mains vers le ciel en priant  pour la paix et la liberté.</p>
<p>Son grand malheur et malgré les apparences provient de cette civilisation qui « tremble » et qui demande le secours en vain.</p>
<p>Cette femme m’a accueillie ce jour là, chez elle en m’offrant son propre lit pour dormir confortablement. Elle m’a préparé des plats divers selon le rituel ancestral généreux.</p>
<p>Tout au long de la nuit, elle n’a pas cessé de m’expliquer le long conflit entre les chiites et les sunnites et elle le décrivait comme absurde.</p>
<p>Une autodidacte qui me disait prête à combattre pour la survie de la civilisation, de la patrie, mais sans aucune haine envers les autres.</p>
<p>En évoquant la couleur noire de ses habits, elle me répondait : <strong><em>« je changerai de couleur quand je verrai pousser des fleurs à la place des armes, quand on récupère les objets volés et quand on rend justice aux femmes violées et aux prisonniers torturés…quand l’Irak appartient aux irakiens et quand je pourrai marcher la nuit sans trembler, enfin quand Bagdad s’habille en couleurs… ».</em></strong></p>
<p>Gada me laisse sans voix, elle a perdu sa couronne, mais elle promet de la récupérer !</p>
<p>Quelle confiance et quel sacrifice passionnel au nom de la patrie, de la terre et de la liberté !</p>
<p>extrait de <em>Silence des Déserts</em>, jalila Hadjji, éditions le Manuscrit.</p>
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		<title>la littérature arabe</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 02:06:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[La littérature arabe contemporaine est plutôt mal connue des lecteurs européens. C’est seulement au cours de la dernière décennie que les noms de certains auteurs, notamment celui de Naguib Mahfouz, ont commencé à devenir familiers à un plus large public. Cette situation contraste avec le succès et la grande reconnaissance dont ont bénéficié en Europe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h2></h2>
<h3><span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; font-weight: normal;">La littérature arabe contemporaine est plutôt mal connue des lecteurs européens. C’est seulement au cours de la dernière décennie que les noms de certains auteurs, notamment celui de Naguib Mahfouz, ont commencé à devenir familiers à un plus large public. Cette situation contraste avec le succès et la grande reconnaissance dont ont bénéficié en Europe d’autres productions littéraires, en provenance d’Amérique latine par exemple. Toutefois, bien que les textes littéraires</span></h3>
</div>
<div>
<p>arabes restent en partie à découvrir, on doit admettre que des progrès importants ont été effectués durant les dernières années, de nombreux pays se montrant davantage disposés à accueillir et à diffuser ce genre d’ouvrages.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, envisager la traduction de la littérature arabe en Europe comme un tout n’est pas une chose facile. Les évolutions ont été différentes d’un pays à un autre, en fonction de traditions orientalistes et arabisantes, et d’expériences historiques variées. Ainsi, il ne fait aucun doute que les huit siècles de présence musulmane dans la péninsule ibérique ont influencé les recherches universitaires et les traductions en Espagne, où l’arabisme eut longtemps pour caractéristique d’être dominé par la priorité donnée à cet « orient intérieur » que fut Al-Andalus.<br />
Dans le reste de l’Europe, l’orientalisme, français, britannique ou italien, a davantage été lié à la colonisation du monde arabe. Une expérience qui n’a pas forcément provoqué en métropole un intérêt pour la littérature des colonies ou excolonies.<br />
Néanmoins, les auteurs arabes qui ont opté pour l’anglais ou le français ont été mieux reconnus et diffusés.</p>
<p>Khalil Jibran Khalil, célèbre pour ses oeuvres en anglais, et Tahar Ben Jelloun, qui a choisi d’écrire en français, sont représentatifs de ce phénomène. Paradoxalement, c’est justement l’existence d’une production dans d’autres langues que l’arabe, à l’exemple de l’importante littérature maghrébine d’expression française, qui pourrait avoir un effet négatif sur la traduction des oeuvres littéraires écrites en arabe.</p>
<p>Malgré ces différences nationales et linguistiques, on retrouve nombre de points communs dans la manière dont s’est effectué le passage d’un certain nombre de textes littéraire arabes vers les langues européennes. Une première phase a été ouverte vers le milieu du XXe siècle, sous l’égide d’institutions officielles telles que l’Istituto per l’Oriente en Italie, ou l’Instituto Hispano<br />
Árabe de Cultura et l’Instituto Egipcio d’Estudios Islámicos en Espagne. Ces traductions étaient étroitement liées à destravaux de recherche et avaient un aspect universitaire très marqué. En raison, certainement, de l’importance du rôle qu’elle avait joué aux premiers temps de la culture arabe contemporaine, et grâce au dynamisme de son milieu littéraire, l’Egypte<br />
Se trouva fort bien représentée dans cette première vague de traduction en français, en espagnol ou en italien, grâce à des auteurs tels que Tewfik el Hakim, Taha Hussein ou Mahmoud Taymour.</p>
<p>En dépit de ces facteurs nationaux, il y a eu aussi des événements qui ont modifié la réception de la littérature arabe contemporaine dans pratiquement toute l’Europe. Le premier d’entre eux fut la guerre des Six-Jours de 1967, qui suscita un engagement militant pour la cause palestinienne bien au-delà des seuls cercles universitaires. Des romanciers comme Ghassan Kanafani ou Emile Habibi, un poète tel que Mahmoud Darwich, devinrent la voix littéraire de la conscience palestinienne et furent traduits dans les principales langues européennes. On peut estimer que ce mouvement de solidarité a marqué un tournant dans la diffusion de la littérature arabe. Il a coïncidé avec de nouvelles initiatives éditoriales, telles que les Editions Sindbad, une aventure sans équivalent en Europe, qui a offert aux lecteurs français, durant les années 1960, des textes de première importance d’auteurs arabes ou musulmans, classiques ou modernes.</p>
<p>Mais, sans aucun doute, l’événement le plus marquant par rapport à notre question fut, en 1988, la première attribution du prix Nobel à un écrivain de langue arabe, Naguib Mahfouz. En Espagne, on a traduit presque tous ses ouvrages et, pour la première fois, un auteur arabe s’est vu considéré comme un classique moderne et édité, à ce titre, dans la collection des classiques universels de la maison d’édition Cátedra. En Europe, les répercussions de ce prix ont pu varier d’un pays à un autre, il reste qu’on a pu assister à une augmentation importante du nombre des oeuvres traduites, et que celles-ci ne se sont pas limitées à ce seul auteur.</p>
<p>Au cours des années 1980, les traductions littéraires depuis l’arabe abandonnèrent graduellement le secteur de l’édition institutionnelle et universitaire pour gagner celui des éditeurs commerciaux, qui offraient une meilleure distribution et des tirages plus importants, mais restaient encore trop souvent dépendants des aides officielles à la traduction. La transition fut souvent facilitée par l’appui d’institutions publiques comme l’Instituto de Cooperación con el Mundo Árabe ou l’Institut du Monde Arabe, qui élargirent leurs activités pour offrir des subventions ou d’autres formes d’aides financières à des maisons d’édition privées acceptant de publier ce type de textes.<br />
Ce transfert progressif vers le secteur privé a été accompagné par l’accroissement du nombre des éditeurs publiant de la littérature arabe et par la création, dans des maisons généralistes, de collections spécialisées dans ce domaine. En général, ce mouvement a vu dans le même temps l’abandon de l’appareil critique hérité des traditions philologiques qui avait marqué les premières traductions. Ce phénomène s’observe en allemand, avec les débuts, vers le milieu des années<br />
1980, de la collection Arabische literatur chez l’éditeur suisse Lenos ; en espagnol, en 1990, avec al-Qibla aux Ediciones Libertarias ; en français, en 1992, avec la collection Mondes arabes chez Actes Sud ; et en italien, en 1993, avec la collection Narratori Arabi contemporanei aux éditions Jouvence. A côté de ces noms, il faudrait citer ceux de Sindbad en France, de CantArabia en Espagne ou Alhambra en Suède, autant d’éditeurs spécialisés dans le domaine arabe et musulman qui ont lancé des collections littéraires. La fin de la domination longtemps exercée dans ce champ particulier de la traduction par le secteur public et universitaire a permis que l’ancienne approche philologique soit remplacée par une nouvelle, plus moderne, davantage sensible à l’importance littéraire d’un texte qu’à son intérêt documentaire, qu’il soit d’ordre anthropologique, social ou politique.</p>
<p>La croissance du lectorat a également permis d’élargir l’éventail géographique des auteurs traduits. A côté des écrivains égyptiens et palestiniens, des Marocains, des Irakiens ou des Libanais ont vu leurs oeuvres davantage traduites. A la place des anthologies de poètes ou de romanciers si fréquentes dans certains pays, on a entrepris de traduire des ouvrages entiers. Les genres littéraires retenus dans les traductions ont également évolué, pour mieux refléter les tendances actuelles. La poésie a perdu sa suprématie au profit du roman qui est devenu le mode d’expression littéraire à la fois le plus présent dans les traductions et le plus représentatif de la production arabe durant la seconde moitié du XXe siècle.</p>
<p>Si l’on compare la liste des auteurs et des titres traduits dans les différentes langues européennes, on observe une grande homogénéité, le fait qu’une oeuvre soit disponible dans une langue européenne facilitant le passage vers les autres. Ce phénomène est commun à de nombreuses langues « minoritaires ». En l’absence, en dehors du milieu universitaire, de lecteurs spécialisés informant les éditeurs de l’apparition de nouveaux auteurs et expliquant l’importance des oeuvres<br />
présentées dans la presse culturelle et littéraire du monde arabe, on arrive en Europe à une situation où, pour ne citer que ce cas-là, seuls les ouvrages écrits initialement en français par le marocain Abdallah Laroui sont connus du public, alors que la majeure partie de sa production historiographique et littéraire, publiée en arabe durant les dernières décennies, reste inconnue.<br />
Sans tomber dans l’exagération, on peut affirmer qu’on a bien assisté, vers la fin du XXe siècle, à un essor sans précédent de la traduction et de la diffusion de la littérature arabe, en grande partie favorisé, comme on l’a vu, par le prix Nobel décerné à Naguib Mahfouz en 1988. Mais il faudrait également mentionner l’attribution du prix Goncourt à des écrivains d’expression française tels que le Marocain Tahar Ben Jelloun ou le Libanais Amin Maalouf, car elle a contribué à ce que les créations de certains auteurs arabes soient mieux représentées sur les marchés européens.<br />
Un autre facteur devrait être observé dans le cadre de cette présentation, celui que constitue la présence, dans les pays européens, d’immigrants arabes. Pourtant, le fait qu’ils soient aujourd’hui plusieurs millions n’y suscite pas automatiquement un plus grand intérêt pour la culture et la littérature arabes. Paradoxalement, il y a même un d’assister, dans les pays où ils sont suffisamment nombreux pour constituer des marchés secondaires, à une sorte de « ghettoïsation» de l’intérêt pour cette littérature, et donc sa traduction.</p>
<p>Dans les deux œuvres, il s’agit de deux mondes différents l’un de l’autre, mais qui sont en perpétuelle communication, d’une part, on a un monde clos et atemporel qui est inclus, malgré lui, dans une totalité sociale : dans La Trilogie, par exemple, la famille appartient au « commun de la classe moyenne » et à l’occasion de la visite de madame Shawkat qui, elle, appartient à « l’élite », la description de cette élite déclinante, rentière et de bas niveau d’instruction, trace en creux les contours d’une classe moyenne ascendante, quoique perturbée dans son ascension. A la différence de Shawkat, les membres de cette famille professent une éthique puritaine de l’effort, mais ils restent repliés sur une conception traditionaliste et prémoderne de l’urbanité. De l’autre, on a un monde qui apparaît comme séparé du « sens », mais qui dissimule bien le tragique de notre temps sous ses airs impassibles. Les deux romanciers ne s’abandonnent pas à la vie. Ils s’en méfient. Pour s’en protéger, ils la figent, la vident de sa substance et la réduisent à une épure.</p>
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