Désert, extrait de la planète des hommes, jalila Hadjji…
Dans un espace bâtard
Et avec une pleine conscience
Sans même avoir des retards
Et en pleine jouissance
Rire sans pleurer
Tendresse et confort
Donner sans tort
Et aimer sans regretter
Saison d’automne
Et tempête des quatre vents
Rives, flore et faune
Tout le Bonheur est au fond
Dire ses mots
Et cacher ses souffrances
Sécher ses propres larmes
Et reprendre sa vie
Retrouver ses origines
Trembler en plein désert.
Essai II, désir d’un désert
Un désert est un espace vaste qui s’étend vers l’infini et qui n’a aucune limite. C’est un espace qui ne croit pas aux contraintes géographiques, ni même à ce temps éphémère qui passe sans laisser de vraies empreintes.
un jour, ce désert commence à se plaindre de cette grandeur insupportable. Il souffre de la solitude et bien que des êtres le traversent souvent, il se sent bizarrement étrange, car il ne peut même pas nouer des rapports avec ces passagers qui se précipitent impatiemment vers leur chemin inconnu.
Ce désert peuplé d’images paradoxales, devient source et lieu d’efflorescence de la plus haute parole, de toutes les possibilités de dire.
Audaces verbales Rimbaldiennes et érotisme dévoilé sans honte aucune, impertinences et inconvenances, culte en amouré de la beauté sous toutes ses formes.
Une recherche savante du plaisir et une transmutation exaltée de la douleur et du manque ont toujours enflammé ce sable déjà en flammes. Tous les poètes ont traversé cet espace et ont laissé leur trace écrite. Le vent souffle mais il n’emporte rien. Tout demeure à sa place et les fidèles ne pourraient se perdre dans ce vaste espace. La nuit renforce le mystère tout en révélant des secrets inouïs qui ne cessent d’inquiéter les êtres qui tiennent encore à cette terre sublime et à cette origine insolite.
Le désert ne révèle ses secrets qu’à ses passionnés et ses habitués et qui a dit un jour qu’un homme, se trouvant en plein désert et émerveillé par cette beauté splendide, ne cessait de contempler cette œuvre naturelle parfaite, il reçut tout à coup la douceur d’une feuille blanche et toute vierge qui s’offre à lui sans discrétion aucune. N’est-ce pas une incitation indirecte à l’acte de la création qui souffre des bruits des moteurs assourdissants.
Dans cet espace, l’Homme devient lui-même car il arrive à vaincre cette peur des obstacles qui l’empêchent chaque jour. Il devient aussi authentique car il est face à la seule image qui lui ressemble. Il se reflète sur le même miroir qui ne trompe pas et il s’identifie à lui-même. Ce ciel qui le couvre et cette atmosphère qui remplissent ses poumons d’air frais, et pour la première fois il respire la vie, la vraie.
Dans cet espace, l’Homme respire la nature et il se libère de tout ce qui est culturel, il ne dérange pas et on ne peut le déranger. Il revient à sa nature première et il se sent étrangement, et pour la première fois, libre.